La cocotte-minute Seb fête ses 60 ans !

La star bourguignonne de l’électroménager, née en 1953 et vendue à 70 millions d’exemplaires, souffle ses 60 bougies.

Rien de tout ça ne serait arrivé si, un beau jour, un rétameur ambulant du nom d’Antoine Lescure n’était tombé amoureux d’une fille de Selongey (Côte d’Or). En effet, après avoir sillonné les routes de France, il pose ses valises et s’installe à Selongey, près de Dijon, en Bourgogne, où il crée en 1857, un atelier de ferblanterie.

En 1865, son affaire est reprise par son fils Jean, puis en 1904 par son petit-fils René, qui acquiert la première presse à emboutir Schuler à l’exposition universelle de Paris.

En 1926, les fils de René Lescure : Frédéric, Henri et Jean relancent l’entreprise qui devient « Manufacture de Ferblanterie Lescure Petits-Fils ». Ils lancent leur 1er article réalisé par emboutissage, le passe-lait.

En 1944, l’entreprise prend le nom de S.E.B. : Société d’Emboutissage de Bourgogne.

En 1953, les frères Lescure réussissent à développer un autocuiseur sécurisé : « la cocotte-minute » fait son entrée !

En effet, les cuves étaient autrefois fondues et il y avait des risques d’explosion en raison d’impuretés dans la matière. SEB utilise alors le procédé de l’emboutissage à partir d’un disque d’aluminium laminé, plutôt que celui du moulage, qui donne un produit rigide et beaucoup plus cassant.

Cet appareil électroménager est une réelle innovation industrielle mais aussi une révolution pour le quotidien des mères de famille en offrant un gain de temps considérable. En effet, les années 50 amènent très vite une vraie faim de modernité dans les foyers français : télévision, réfrigérateur, cuisinière à la place du fourneau… La cuisine aussi évolue. Et les femmes savent ce qu’elles veulent : des ustensiles pratiques et économiques qui permettent de nourrir au meilleur coût toute la petite famille. Car les tickets de rationnement ont été abandonnés 3 ans seulement auparavant et l’époque reste difficile.

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L’innovation est telle que Frédéric Lescure se voit refuser l’accès au très influent Salon des arts ménagers à Paris, la cocotte est jugée trop moderne.

Avec un sens de la communication très avant-gardiste, il réplique en montant un mur de cocottes devant l’entrée du salon et fait interpréter une chansonnette de sa composition, « Miss Cocotte 54 », par ses 11 enfants : le succès est lancé !

Commercialisée sous le nom de « Super-cocotte », 130.000 pièces sont écoulées en 1954, puis les ventes se chiffrent à plus de 500.000 en 1960 et plus de 800.000 en 1965. Cette même année, SEB rachète la marque Cocotte-Minute®. Elle devient dès lors l’emblème de l’autocuiseur et est à l’origine de l’essor de l’entreprise et donne naissance au Groupe SEB.

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Très vite, la cocotte-minute s’accompagne d’un livre de recettes devenu célèbre grâce à Françoise Bernard qui apprend aux femmes à maîtriser la cuisson et à varier les recettes.

Devenue indissociable des cocottes SEB, il en sortira des dizaines de versions et cette bible de la cuisine reste présente dans 9 cuisines sur 10 en France.

La « cocotte-minute », vendu à 70 millions d’exemplaires est aujourd’hui commercialisée dans quelque 120 pays dans le monde mais toujours produite en Bourgogne. Bien que l’authentique cocotte-minute fasse toujours son effet auprès des nostalgiques, les nouvelles générations d’autocuiseurs Seb, Sensor puis Clipso, Clipso Control, Nutricook® et Clipso Chrono séduisent par leurs atouts incomparables : timer intelligent et nomade, appli smartphone dédiée, la cocotte vit avec son époque. Bien sûr, d’autres révolutions mijotent du côté de Selongey en Bourgogne, …

Sources :

www.groupeseb.com/fr/histoire
www.groupeseb.com/fr/content/la-cocotte-minute-de-seb-f%C3%AAte-ses-60-ans-en-2013
www.seb.fr/expertise/happy-birthday-la-cocotte.htm